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Genre : סמבה


Dany Brillant est un homme de scène. Les studios insonorisés et les tables de montage en batterie le laissent perplexe, mais le public et les caméras lui donnent des ailes. Ce n’est pas un hasard si sa carrière de musicien, commencée sur les trottoirs de Saint-Germain-des-Prés, l’a conduit à faire du cinéma. “La plupart des grands chanteurs que j’admire ont fait du cinéma, que ce soit Frank Sinatra, Yves Montand, Charles Aznavour, Elvis Presley. Mes chansons racontent toujours des histoires de cinéma. J’en suis le héros.” Pour lui, les deux mondes sont inséparables. Le rêve d’Hollywood l’accompagne, et il écrit ses chansons comme des scénarios : “C’est de la musique que naît une atmosphère, un climat qui inspire les paroles. Je chante avant tout des histoires, comme des mini-scénarii de cinéma. J’ai d’ailleurs souvent déjà en tête les images d’un clip qui pourrait les accompagner.” C’est cette fusion de deux univers que Dany Brillant a mis en œuvre tout au long de sa carrière.

De Tunis à Paris

Dany Brillant est né à Tunis, au bord de la mer, en 1965. La Tunisie, centre du monde méditerranéen, est une zone d'influence romaine depuis l'Antiquité, un carrefour de métissages: Italiens, Espagnols, Arabes, Juifs, Grecs... s'y côtoient et s'y mélangent. C'est ce "centre du monde où tout a commencé" et toutes ces civilisations du bassin méditerranéen qui vont bercer l'enfance de Dany et peut-être lui donner cette soif de découverte qu'il a du monde.

Il n'a qu'un quand ses parents s'installent à Sainte-Geneviève-des-Bois, près de Paris. La campagne, la forêt, lui servent de premier terrain d'exploration. Il en gardera un côté romantique. La nature, les copains... il pousse libre, dehors, élevé dans une ambiance de paix et de chaleur.

Déjà la musique remplit son quotidien. Son oncle Nathan, frère aîné de son père, est un grand joueur de luth, chanteur de musique orientale. On l'invite dans les soirées, les mariages, les fêtes avec d'autres musiciens.

A cinq ans, Dany est fasciné par les percussions. Son père écoute beaucoup de disques: salsa, jazz, opéra, chanson française, tandis que la radio égraine les succès de Joe Dassin et de Claude François.

A douze ans, Dany quitte Sainte-Geneviève pour Paris. Son père ouvre une épicerie, rue du faubourg Montmartre, près des Grands Boulevards. En 1980, il a quatorze ans et son grand-père lui offre sa première guitare. Il apprend à en jouer seul.

Dany est bon élève jusqu'en troisième, période perturbée où il commence à développer une admiration pour les femmes, qui deviendra l'un des thèmes récurrents de son écriture.


Les années lycée

Le goût de Dany commence à se former. Ne trouvant plus par la télévision de musiques qui lui conviennent, il va chercher dans le passé des choses qui le fassent vibrer: Charles Aznavour, Yves Montand, Serge Reggiani, Georges Moustaki. Des moniteurs de colonies de vacances lui font découvrir Maxime Le Forestier, Leonard Cohen, Georges Brassens. Fou de chanson d'auteur, il continue d'aimer la chanson populaire et le simple divertissement. Plus tard il développera son univers musical autour de l'idée de fête et d'un approche populaire de la musique. Déjà, il aime le swing, Sinatra, Dean Martin. A l'école cela a tendance à l'exclure un peu. Sa différence fera son originalité, des années après. L'adolescent Dany est plutôt solitaire. Ses goûts et ses préoccupations ne sont pas ceux des adolescents de son âge. Rêveur, il lit de la poésie, il se passionne pour la philosophie bien avant la classe de terminale, à quinze ans, avec son copain Thierry. Ensemble, sans argent, ils font leur culture dans les bibliothèques municipales.

Côté musique, le père d'un ami de lycée, guitariste de jazz, lui montre des accords de temps en temps. Dany progresse lentement, se lance sur "La fille d'Ipanema" et d'autres standards de jazz qui "enrichissent" son oreille. Ses copains vont en boîte, pas lui. Il reste plutôt seul, introverti, réservé. En 1982, il obtient son bac scientifique... grâce à la natation.

Paris, rive gauche

Depuis toujours, ses parents voient en lui un médecin. Lui, admirant Francis Huster, rêve de théâtre et de cinéma. Il s'inscrit en fac de médecine à la Pitié-Salpêtrière, et habite une chambre de bonne, rue du Four, près de Saint-Germain-des-Prés. A dix-huit ans, il est heureux d'être étudiant. Dans son esprit, être étudiant, c'est faire la révolution. Il découvre Paris et la rive gauche.

L'été et les vacances arrivent. Son voisin, qui joue du saxophone et mène une petite vie de bohème, lui propose d'aller avec sa guitare sur les trottoirs et les terrasses de cafés du Quartier latin. Ils reprennent Brassens, Presley, Vian, Gainsbourg et des standards de jazz. "On sentait qu’il se passait un truc avec les gens". C’est peut-être ce “truc” qu’a senti Jacques Boni, le patron du cabaret Les Trois Maillets (Le cabaret est situé rue Galande, à deux pas de Saint-Germain-des-Prés). “Le directeur m’avait repéré quand je chantais aux terrasses des cafés pendant l’été. Il m’a engagé une semaine. Je suis resté cinq ans ! J’ai appris mon métier dans cette salle. Au début, j’ai chanté des reprises, puis j’ai constitué mon répertoire.”

Grisé par l’ambiance de Saint-Germain-des-Prés, exalté par le contact du public, il comprend que son monde est la scène. “J’ai toujours été fasciné par le mythe de Saint-Germain-des-Prés... Aux Trois Maillets, j’ai eu l’esquisse de cette ambiance de chaleur, d’amitié. C’était la bohème, les plus belles années de ma vie.”

L'école de la scène, l'amour des planches

Parallèlement à ses études, il chante donc tous les soirs aux Trois Maillets. Uniquement des reprises.

Son nom d'artiste, comme un costume indispensable pour être un autre, c'est Jacques Boni, le patron du cabaret, qui lui inspire en lui soufflant chaque soir : "Sois brillant !". "Avoir un deuxième nom, ça me protège et ça protège ma famille. Et puis, quand je monte sur scène, je suis un autre. La scène, c’est léger, c’est la poésie, l’insouciance. Donc, il me fallait un nom d’artiste, de détective de polar.”

Dany prend confiance en tant qu'auteur-compositeur. Sa grande chance est d'avoir un public. Lorsque les maisons de disques lui refusent ses maquettes, il ne se décourage pas car il sait que, le soir, les mêmes chansons raviront le public. Au bout d'un an, il devient la vedette des Trois Maillets et fait augmenter son cachet. Le public vient retrouver l'ambiance "mythique" de Saint-Germain-des-Prés, faite de chaleur et d'amitié. Dany y rencontre beaucoup de musiciens d'horizons divers : jazz, salsa, rock, vont nourrir ses chansons. "A l'époque des Trois Maillets, je voyageais musicalement avec les musiciens qui venaient jouer le soir: des Brésiliens, des Cubains, des jazzmen, des Américains. Cette atmosphère là n'existe plus aujourd'hui. Il y avait encore les effluves des années soixante-dix, un idéal."

C'est là qu'il fait la connaissance, entre autres, du pianiste cubain Rembert Egues qui deviendra l'arrangeur de ses trois premiers albums.

Premiers pas d'écriture


A vingt ans, Dany gagne sa vie en chantant et il décide d'arrêter les études de médecine pour vivre son rêve: être acteur. Non que la médecine ne lui réussisse pas, mais il sent qu’il a mieux à faire. “En 1986, j’ai eu envie de me lancer dans la comédie et je me suis inscrit au cours Florent, sans en parler à mes parents.”

Cette année là, Francis Huster tourne un film intitulé On a volé Charlie Spencer, avec Béatrice Dalle incarnant le personnage de Suzette (Suzette est le prénom de la mère de Francis Huster). L’assistant de Francis Huster, chargé du casting du film, remarque Dany Brillant au cours Florent et glisse son nom à l’oreille du réalisateur. Francis Huster l’engage pour une figuration et veut lui faire interpréter une chanson. Dany Brillant saute sur l’occasion et compose au plus vite le tube qui le lancera : Suzette. Francis Huster, séduit, approuve l’idée. Dany Brillant découvrira pourtant quelques mois plus tard que la chanson et le petit rôle qui lui avaient été confiés ont été éliminés du montage final. Qu’à cela ne tienne, Dany Brillant, fort de ses premières expériences, continue d’écrire et de composer.

Dès l'été 1986, Dany, désormais accompagné d'un petit orchestre (batterie, basse, piano, saxophone) chante Suzette le soir, sans dire qu'il en est l'auteur. Non seulement, la chanson plait beaucoup, mais elle a plus de succès que les reprises qu'il interprète. Il essaye d'en écrire d'autres, comme autant de petites histoires de cinéma. Sa deuxième chanson est Viens à Saint-Germain, qui est un peu ce qu'il vit dans le quartier latin, puis Y'a qu'les filles qui m'intéressent. Le cabaret devient son laboratoire. Quand les nouveaux titres ne marchent pas, il les abandonne. Sans formation musicale, Dany se surprend à voir venir sous sa plume les textes, les mélodies. Les musiciens autour de lui ne prennent pas ce qu'il fait au sérieux. Mais le public, lui, accroche.

Côté théâtre, il participe à un ou deux castings, sans succès. Gagnant sa vie avec la musique, il décide d'arrêter les cours de théâtre et quitte le cours Florent. La scène sera son école (la meilleure) pour travailler sa diction, placer sa voix. Il est chaque soir devant un public, avec un résultat immédiat.

Mais Dany est toujours passionné par le cinéma et découvre, dans les salles obscures du quartier latin, les grands réalisateurs italiens et les films d'Orson Welles... Il écrit ses chansons comme de petits scénarii avec, en tête, les images qui pourraient les accompagner. Tous ses clips seront, plus tard, réalisés comme de vrais court-métrages.

Parallèlement, il se nourrit toujours des grands auteurs: Sartre, Dos Passos, et de philosophie, qui reviendra souvent dans les textes de son premier album.

Voilà comment Dany Brillant, dans la grande tradition du cabaret, a inscrit son nom parmi les plus talentueux chanteurs "rive gauche". Sans doute le dernier du genre...

Un soir de 1990, un ami de Dany passe au cabaret. "On ne s'était pas vu depuis des années. Il est surpris de me trouver là. Il aime ce que je fais et parvient à faire venir un directeur de maison de disques pour voir le show que j'ai mis cinq ans à monter, à huiler. Il me signe tout de suite, pour trois albums, chez Warner. "

Premier album : C'est ça qui est bon

Dany Brillant a toujours apprécié l’esprit de Saint-Germain et il s’est passionné pour ce quartier où se rencontrent les arts et les hommes, les galeries et les boulevards, les stars et les gens. Ce sont également ces caves où résonnent toujours les noms de Vian, Sartre et Simone de Beauvoir (que l’on rencontrait parfois au café de Flore ou aux Deux Magots), les bars enfumés fourmillant d’intellectuels et d’artistes, qui ont façonné l’univers de Dany Brillant.

C’est donc tout naturellement qu’il a voulu recréer, pour son premier enregistrement, l’ambiance calfeutrée des cabarets de jazz : “Le premier album a été fait de manière intimiste, avec cinq musiciens. Il a été enregistré dans un cabaret, de façon très acoustique, sans arrangements véritables, sans orchestration, un peu à la manière d’un boeuf à Saint-Germain.” Dany Brillant joue de la guitare et compose les dix titres de l’album.

"J'ai enregistré le disque pendant l'été 1991, avec mes musiciens des Trois Maillets, tout en continuant de chanter le soir au cabaret. Je suis arrivé en studio avec mon univers, toutes les chansons étaient déjà écrites. Je n'ai pas fait de reprises, mais j'ai composé en m'appuyant sur une tradition, celle de Saint-Germain-des-Prés et des cabarets de jazz... et aussi en gardant l'esprit de la chanson populaire. Pour moi, la culture c'est les sommes du passé. Nous en sommes les héritiers. Mon goût pour la philosophie, la pensée, l'esprit critique est toujours là, sous une apparence légère, d'insouciance, de chanson de charme."

Ses thèmes de prédilection : les histoires d’amour qui naissent et qui meurent au coin d’une rue, un certain goût du romanesque, le désir éperdu de vivre le présent, la volonté farouche de cultiver l’insouciance de la jeunesse dans un monde pressé et indifférent. “J’utilise un langage très "parlé", avec des mots de tous les jours.” Il ne se veut pas chanteur engagé, mais plutôt troubadour, qui cherche à adoucir, à sa manière, le quotidien des gens : “J’essaie de contribuer à une certaine joie de vivre.” Un grand quotidien français a bien résumé l’homme : “Dany Brillant, c’est au sens propre la joie par la musique”, Le Figaro en date du 11 octobre 1994. Car la musique de Dany Brillant est d’une richesse immense. Au jazz et au rock, il a emprunté les sons incisifs et le rythme frénétique ; au mambo et à la bossa, il a pris la chaleur et la passion.

Le résultat est ample et généreux, plein de vie : “Je me nourris de ces musiques-là, mais je les adapte à ce que je suis, au monde, aux modes, aux sons d’aujourd’hui.” Lorsque sort Suzette en 1991, Dany Brillant tient enfin son grand succès. L’engouement est immédiat. Le clip de Suzette est déjà un film, réalisé par Didier Le Pêcheur, qui tournera la plupart des vidéos suivantes. Les musiciens que l'on y voit sont ceux qui ont collaborés à l'album.

Dany continue les Trois Maillets pendant six mois avant de faire Le Bataclan et une tournée qui n'a pas beaucoup marché. Malgré un album dépassant les 350 000 exemplaires vendus et les singles suivants Y’a qu’les filles qui m’intéressent et Viens à Saint-Germain qui confirment son succès, Dany Brillant est encore -pour beaucoup- l'homme d'une seule chanson : Suzette.

C'est toi

En 1994, Dany Brillant prépare son deuxième album, aux sonorités riches et plus colorées. Le projet est ambitieux : les compositions sont toutes originales, pas moins de quarante musiciens sont réunis, dont une vingtaine de cuivres et de cordes, pour former un gigantesque “big band” de latin-jazz. Le chef est à la hauteur de l’événement, puisqu’il s’agit du pianiste et vibraphoniste Rembert Egues, “une célébrité cubaine” : “Il m’a fait du sur mesure”, dira plus tard le jeune dandy. Le disque, intitulé C’est toi, est à nouveau une invitation à la fête et à la danse : “Il est issu d’une influence Rive gauche, des rythmes latins, de la salsa. Dans ce nouvel album, j’évoque la griserie du premier rendez-vous jusqu’à la rupture !”

"Au départ, j'avais les musiques, mais pas de textes. Il est dans la continuité du précédent, sans véritable tube qui se détache. Alain Corneau a utilisé Redonne-moi ma chance pour son film "Un nouveau monde". Au passage, c'est lui qui m'a fait découvrir la musique indienne. Comme le premier album a été succès (double disque d'or en un an et demi), j'ai enchaîné le deuxième très vite... peut-être trop vite. C'est là que je me suis rendu compte qu'il faut vraiment prendre le temps. Musicalement, il y a de l'inspiration, mais je ne suis pas satisfait de tous les textes. Par contre, j'ai pu travailler avec un grand orchestre de latin-jazz, des cuivres, des cordes. Les références sont du côté de Michel Legrand, de Charles Aznavour, avec des orchestrations amples, là où le précédent était fait avec seulement cinq musiciens. Je me suis aperçu ensuite que le côté "cave" plaisait plus que le big band. On perd une certaine intimité. Je découvrais le métier au fur et à mesure de mes propres expériences."

A la rentrée, Dany Brillant entame sa première grande tournée dans plus de soixante-dix villes françaises : “La scène est l’endroit où je me sens le mieux. Il n’y a plus d’intermédiaires.” En octobre, Dany Brillant s’offre l’Olympia de Paris : “Un rêve que je caresse depuis longtemps” et joue même les prolongations avec quatre dates au Casino de Paris trois mois plus tard. Sur scène, il s’accompagne de dix musiciens et arbore des couleurs éclatantes. Il hypnotise chaque soir son public par son professionnalisme et son aisance, fruit de ses cinq ans de scène aux Trois Maillets. À chaque fois, c’est la fête. En outre, son tour de chant comporte une reprise, Le poinçonneur des Lilas, un hommage appuyé à Serge Gainsbourg. À cette même époque, C’est toi devient double disque d’or. Les singles et les clips extraits de l’album poursuivent l’expression de l’univers cinématographique avec lequel compose Dany Brillant.

Havana

Si toutes les musiques du monde devaient se donner rendez-vous, ce serait immanquablement à Cuba. L’île du métissage des cultures et des religions, des sons et des couleurs, a emporté depuis longtemps le coeur de Dany Brillant.

"J'adore la musique latine, son brassage d'influences espagnoles, africaines... Elle me parle. Mon pianiste Rembert Egues, issu d'une grande famille de musiciens cubains m'avait organisé un voyage à Cuba. De retour en France, je n'avais qu'une envie : y retourner pour faire un disque."

C'est à la Havane, pays où mysticisme et sensualité s’entremêlent joyeusement, que Dany ira composer et enregistrer son troisième album sous la direction de Rembert Egues et Alain Pewzner, accompagné de trente musiciens. “Le but depuis le début étant de visiter des cultures et de faire de cette tradition quelque chose d’aujourd’hui. J’étais allé il y a cinq ans à Cuba, j’ai eu le coup de foudre pour cette musique féconde, qui n’était pas très connue ici ; l’utiliser dans la chanson française, c’est moderne !”

Havana est un hymne fabuleux à la culture cubaine, dont il exploite toute la richesse. La joie la plus exubérante (Quand je vois tes yeux) cohabite avec la tristesse la plus nostalgique (Dis-moi), et l’amour se teinte parfois d’une lucidité grave (Ronsard 96). Mais la musique est encore et toujours une invitation à la danse (Une fille comme ça) et au voyage (Les parfums de l’Orient). Les rythmes n’en sont pas moins endiablés, et les sonorités, savoureuses, regorgent de chaleur et d’éclat.

L'album devient disque de platine en quelques semaines et le single Quand je vois tes yeux fait danser la France entière. Dany reprend le chemin de la scène : “On est parti pour quatre mois, c’est plein partout.” La tournée se prolonge au fur et à mesure des concerts supplémentaires (à Paris, ce sera trois Olympia supplémentaires) et, en avril 1997, il fait l’ouverture du 21è Printemps de Bourges.

"Après cet album, on commence à me regarder d'une autre manière et à penser que je ne suis peut-être pas une étoile filante. La mode latine arrive juste après, avec Ricky Martin, etc. Cela me donne un peu de crédit. D'autres maisons de disques commencent à s'intéresser à moi."

C'est à ce moment que Dany change de maison de disques pour aller chez Columbia.

Nouveau Jour


A chaque album son histoire, à chaque histoire sa mise en scène. Pour son quatrième opus Dany Brillant choisit cette fois un studio en plein cœur de Londres : “C’est la ville du métissage de toutes les musiques que j’aime”. Comme pour Cuba précédemment, Dany avoue avoir planifié les lieux de ses enregistrements depuis plusieurs années déjà ; l’Angleterre était l’une de ces destinations. "On a enregistré l'album à Londres, dans le studio où sont réalisées les grandes musiques de film de John Barry (Wembley), avec des violons, des cuivres. J'avais les disques des Beatles dans la tête, les musiques de films de Lalo Schiffrin, les tablas, les percussions indiennes... "

Le pays des Beatles et de James Bond apporte une touche particulière aux nouvelles compositions et surtout un son neuf. Avec Nouveau Jour, Dany Brillant a réalisé l’album le plus abouti de sa carrière : “C’était la première fois que j’entendais vraiment sur le disque ce que j’avais dans la tête.”

Cette adéquation parfaite se manifeste dans la qualité et la richesse des dix titres de l’album : des colorations musicales variées (Garde la danse avec ses instruments indiens ou Toi et Moi et son ambiance de musique de film), mais aussi un ton nouveau dans les textes tour à tour ironiques (Quand je s’rai beau), critiques (Dieu ; Garde la danse ; Toi et moi) ou introspectifs (Nous avions décidé).

"C'est, je pense, avec cet album que j'ai commencé à m'affirmer comme auteur, en accordant plus de temps aux textes. Nouveau Jour est un concept d'album plus social que les précédents. La manipulation, le conditionnement dès l'enfance, les intégrismes, le show biz... l'âge venant, j'avais envie d'aborder des thèmes strictement sentimentaux. C'est un de mes disques préférés, plus rock, plus ironique aussi. J'aime beaucoup Dieu qui est peut-être une de mes plus belles chansons. Elle mériterait d'être aussi connue que Suzette."

Evolution artistique certaine, nouvel état d’esprit aussi : “Pendant les dix dernières années, on a beaucoup conjugué le verbe avoir : posséder, acheter. Aujourd’hui, il serait bien qu’on revienne au verbe être : s’appartenir à nouveau, se recentrer et se retrouver plutôt que d’être conditionné.” En 1999, Dany Brillant est un artiste libre qui aime surprendre ; il a décidé dans cet album de se dévoiler sous un... “nouveau jour”.

La tournée, plus de cent dates, marche très bien. "J'ai un bon groupe, et des morceaux comme Toi et moi qui sont taillés pour la scène. Comme je m'ennuie l'après-midi, je commence à écrire d'autres chansons mais avec une envie de revenir à des choses plus douces, plus tendres, plus près du cœur."

Suite...

1 הערה סה"כ

  • CONCERTS
    מאת: AXELLE, posted at: 23 Jul, 13:06:13
    sur wikio dany brillant à "plantes et tampons billets..." liste des concerts en france-belgique-luxembourg-corse..langue française.

    Axelle Wouters
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