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Genre : Jazz


Franck Amsallem est né en 1961 à Oran (Algérie), puis grandit à Nice. A 7 ans, ses parents ayant rapatrié le piano familial lui font prendre des cours de classique qu’il abandonne au bout de quelques années. La famille nombreuse, le petit appartement, ne sont pas propices aux leçons de piano de la vieille professeur. Toutefois, la famille possède une large collection de 45 tours où Ray Charles côtoie Glenn Miller et les Four Tops. Logiquement, à l’adolescence, il est donc séduit par les sonorités du blues et du swing et va s’inscrire au conservatoire de Nice où, considéré trop vieux pour le piano, il s’inscrira en saxophone classique et y obtiendra vite un premier prix.

Mais le piano reste son premier amour. Très vite son nom circule sur la Côte d’Azur, il travaille beaucoup à Monte Carlo, apprend des centaines de standards, “j’ai toujours par-dessus tout, adoré la musique américaine”, et à 17 ans, John Lewis le choisit pour sa “Leçon de Musique”. Ayant jammé au festival off avec Jerry Bergonzi, Mike Brecker et Richie Cole, ceux-ci l’encouragent à partir se perfectionner aux USA. Ce sera au Berklee College en 1981. Un grand écart. “A l’époque, à 19 ans, je ne me voyais pas faire le métier de variétés à Paris et accessoirement jouer du jazz (...). C’était tout ou rien”.

A Boston, Franck teste vite les limites du système, mais séduit par le big band d’Herb Pomeroy où il apprend le métier de l’écriture et du grand orchestre y reste 3 ans et remporte plusieurs awards. L’appel du large est toujours là pourtant, et en fin 1985 il débarque à New York.

“De très bons pianistes de jazz, il y en a, mais qui soient également de très bons compositeurs, c’est cela qui fait la différence”. Il prend alors à la Manhattan School of Music, des cours de composition pour grand orchestre avec Bob Brookmeyer, et de piano classique avec Phil Kawin. Leur influence l’accompagnera longtemps. Et le métier rentre. La formidable expérience du jazz new-yorkais, en tant qu’accompagnateur, puis en leader. Faire ses classes comme tous ses maîtres l’ont fait avant. « Pour ceux qui n’ont pas connu cette discipline, cela s’entend dès les premières notes ». Irremplaçables, les rencontres et les confrontations avec les tous meilleurs musiciens du moment. 2e prix au Great American Jazz competition, à Jacksonville. Le 3e prix va à Brad Mehldau.

« Tout cela est bien, mais une carrière en leader, c’était vraiment trop tentant ». A 28 ans, en 1990, avec l’aide de la Fondation de la Vocation, et celle du National Endowment for the Arts qui lui a décerné une rare fellowship, Franck enregistre en trio “Out A Day” avec Gary Peacock et Bill Stewart. De partout les critiques affluent, très élogieuses voire superlatives. « Ces morceaux sont parmi les meilleurs pour piano trio que nous ayons entendu depuis très longtemps » (Penguin). “L’on ne peut s’attendre qu’à l’excellence du travail de ce jeune musicien qui a préparé avec tant de soin ce premier enregistrement, extrêmement recommandé (Cadence)”. Immédiatement remarqué, Franck collabore à «New York Stories » en compagnie de Joshua Redman et Roy Hargrove sur Blue Note.

Vient ensuite une longue collaboration avec le saxophoniste Tim Ries. “Regards” obtient 4 étoiles dans Down beat, Jazz Times trouve le CD “irrésistible”. “Is That So”, un duo avec également la participation de Leon Parker, est remarqué par les Inrockuptibles pour ses « escapades musclées et recueillements teintés de mélancolie » (Franck Medioni), “Years Gone By”, avec Daniel Humair et Riccardo Del Fra, obtient de rares éloges dans la presse française, « ils s’entendent si bien, tissent une si belle lumière (…) Ne pouvoir reprocher à ce magnifique pianiste que d’avoir été trop modeste est une rare éloge (…), Il n’y a pas lieu de lui mesurer les compliments, l’avenir lui appartient » (Alain Gerber, Diapason).

Finalement “On Second Thought”, est unanimement souligné comme un CD d’une rare intensité, un enregistrement live ou tout est réussi, « Des premières comme celles-là sont à inscrire sur un livre d’or » (Sylvain Siclier, Le Monde).

Franck s’est produit dans bien des grands festivals, de Juan les Pins à Pori, Nice ou Molde, en trio, duo, quartet et solo. Il a aussi accompagné en tournée Gerry Mulligan ou Harry Belafonte, s’est produit au sein des formations de Maria Schneider ou de Joe Chambers, a composé pour big band, orchestre de chambre et orchestre à cordes. “J’aime la variété des situations, apprendre au fil des rencontres, se remettre en question, rien de préétabli”.

A l’automne 2003, Franck se remet au trio dans “Summer Times”, paru sur le label Nocturne qui signe Franck pour 3 albums, avec Johannes Weidenmuller à la contrebasse et Joe Chambers à la batterie. Jazzman («Cet album vise à l’équilibre parfait dans tous les sens du terme»), Jazztimes («laid-back yet brash, simple yet complex, unassuming yet confident, and above all original») saluent encore une fois ce nouvel opus.

A l'automne 2004, Nocturne réedite “Out A Day”. "J'ai aimé étudier, jouer, ou simplement vivre aux Etats-unis pendant vingt ans, mais je suis vraiment satisfait d'être de retour sur le vieux continent, surtout après l'agitation de ces dernières années à NY".

2005 le verra se produire aux USA (Washington D.C., Peekskill, NY), pour une tournée de 10 dates en Afrique du Sud, ainsi qu'en Arménie, au Liban, et en République Tchèque. "A Week In Paris", son nouvel album, un hommage à Billy Strayhorn parait en novembre, avec Elisabeth Kontomanou et Stephane Belmondo en invités.

2007 le voit tourner avec son trio en Allemagne, se produire au Portugal et en Espagne, ainsi que lors d’une importante tournee en trio en Amerique Centrale.

2008 le voit se produire en Hollande, avec le goupe du « flirt de Satie », aux Etats Unis et pour une tournee solo de 6 dates en Chine.

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